Troubadours du XXIe siècle


Emmanuelle Somer,vents - Ariane Wilson, violoncelle

Troubadours du XXIe siècle, Ariane et Emmanuelle partent à la recherche d'airs français et européens de la Renaissance et du Folklore, les adaptant à la formation et à des improvisations acoustiques dans le respect du style et de la tradition. Ecolos dans l'âme, nos musiciennes réalisent une partie de leurs tournées à vélo, logeant chez et partageant leurs repas avec les autochtones. Grandes voyageuses "expatriées", leur but est d'aller au-devant des populations locales, de partager leur passion pour la musique, moyen universel de communication, avec elles et dans un contexte intimiste, et à travers ces voyages, de découvrir les pierres et les traditions de ce pays qu'elles ne connaissent encore que superficiellement.

Architecte, écrivain, journaliste d'art, musicienne, polyglotte, Ariane Wilson a traversé à pied une partie du Zanskar (Inde) avec son violoncelle et réalisé le pélerinage des 88 temples bouddhistes du Shikoku (Japon) avec un abri modulable. Ariane Wilson est l'auteur du récit "Un Violoncelle sur le toit du monde" paru aux Presses de la Renaissance.

Polyinstrumentiste, "polystyliste", compositrice et improvisatrice, Emmanuelle Somer consacre sa vie à la musique: outre des tournées et enregistrements, elle anime deux émissions radio, organise des concerts, des masterclasses et un festival en Loir-et-Cher.

Ariane et Emmanuelle puisent leur répertoire dans les oeuvres de compositeurs Français et Européens des XV° et XVI° siècles, dans la tradition sufi turque et les musiques folkloriques des Balkans, ainsi que dans des compositions originales.

Ariane WILSON, violoncelle.
Ariane Wilson est née à Bruxelles en 1974, de parents franco-britanniques. Initiée à la musique par la danse (méthode Jacques Dalcroze) et le piano, c est au violoncelle qu elle succombe enfin, à l âge de dix ans. L Ecole Européenne de Bruxelles, où elle poursuit toute sa scolarité, lui offre la découverte de l orchestre, le plaisir de tournées dans toute l Europe et du partage musical entre jeunes passionnés. Elle obtient du Trinity College of London un Performer s Certificate pour le violoncelle. Piano jazz et harmonie viennent compléter ces expériences musicales.

La musique restera son fil d Ariane tout au long d études supérieures bien diverses. A l Université de Cambridge, elle obtient un Masters en Histoire avec « grande distinction » et se délecte de la tradition de chant chorale et de musique de chambre de cette institution. Au Courtauld Institute de Londres, elle obtient (avec « grande distinction » encore !) un Masters en Histoire de l art, avec pour spécialisation l expressionnisme allemand, et plus particulièrement l architecture utopique de ce mouvement. Quittant l Angleterre pour Paris, Ariane écrit pour diverses revues d art et rédige pour le National Trust une étude comparative des attitudes envers l architecture moderne du public anglais et français. En outre du langage universel qu est la musique, Ariane maîtrise cinq langues dont le Japonais et traduit des ouvrages en plusieurs de ces langues.

Elle part ensuite au Japon pendant un an, y enseigne l anglais dans un lycée japonais, se passionne pour la langue et la culture du pays qu elle sillonne, et s initie à l'art du taïko (tambours japonais). La sirène Architecture la rappelle cependant en France : pour combler un désir ancien de s'immiscer dans cette discipline, elle entame des études d'architecture à Paris dont elle obtiendra son diplôme en 2006. Parallèlement à cette formation, elle collabore à la revue L'Architecture d'Aujourd'hui et à des publications allemandes et suisses. Son intérêt se porte sur l'architecture écologique ; en Autriche, elle se fait apprenti, pendant quelques mois, d'un pionnier de la construction contemporaine en pisé et conçoit avec un architecte suisse une maison construite en cette matière.

En 2000, Ariane effectue un voyage inoubliable qui marquera son rapport à la musique, au son et à l'espace. Elle traverse la vallée du Zanskar (Himalaya indien) en portant son violoncelle sur le dos. De vallée en col, de village en monastère, elle joue des suites de Bach dans les espaces immenses de paysages sublimes, ou partage quelques mélodies dans le rire et l'amitié des communautés zanskarpas. Elle tire de cette expérience un livre « Un violoncelle sur le Toit du monde », paru en 2003 aux Presses de la Renaissance. Depuis lors, Ariane cherche à introduire des sensations sonores nouvelles dans des lieux insolites. Le voyage oriente aussi ses recherches architecturales, puisqu'elle réfléchit au silence en ville et à des manières de composer le silence dans la conception urbaine.

Un second grand voyage en 2004 met en Suvre un idéal d'architecture légère, nomade, en harmonie avec le paysage. Ariane effectue à pied, avec une amie architecte, les 1400km du pèlerinage de Shikoku au Japon, en portant sur le dos, non pas un violoncelle, mais un abri de leur conception et fabrication. Cet abri est façonnable au gré des lieux où il se pose chaque nuit et évolue comme le reflet de ce voyage. Le récit de cette aventure paraîtra en 2006 aux Presses de la Renaissance.

Insatiable de voyages, de découvertes et d'apprentissages, Ariane termine sa maîtrise d'architecture, approfondit ses connaissances du japonais et pratique la danse Buto à Paris.